Pensées d'Epictète acte I
Tout le monde le sait, c'est dans les vieux pots que l'on fait les meilleures soupes. Adepte d'une sagesse ancestrale qui est toujours d'actualité car universelle, je vous propose de revisiter durant ces prochaines semaines certaines des pensées d'Epictète. Epictète était un penseur grec dont la question principale à laquelle sa philosophie tentait de répondre était de savoir comment il fallait vivre sa vie, un thème qui s'applique particulièrement bien ici.
Je vous encourage à prendre un peu de temps pour vous lorsque vous lirez ces pensées. Lisez-les plusieurs fois, imprégnez-vous de leur sagesse, et tentez de voir comment elles pourraient s'appliquer dans votre vie. N'hésitez pas à passer du concept à la pratique, et ressentez leurs effets bénéfiques dans votre vie quotidienne.
Utilisez les ressources mises à votre disposition ci-dessous, partagez votre opinion sur ces pensées et partagez-les avec vos amis sur les réseaux sociaux. Je suis sûr que certains de vos amis pourraient faire bon usage de ces quelques mots. Ils vous seront reconnaissants de leur avoir illuminé la journée par ces bons mots.
Je vous souhaite une très bonne lecture.
Bien amicalement,
Dr Alexandre Emery
De toutes les choses du monde, les unes dépendent de nous, les autres n'en dépendent pas. Celles qui en dépendent sont nos opinions, nos mouvements, nos désirs, nos inclinations, nos aversions ; en un mot, toutes nos actions.
Celles qui ne dépendent point de nous sont le corps, les biens, la réputation, les dignités ; en un mot, toutes les choses qui ne sont pas du nombre de nos actions.
Les choses qui dépendent de nous sont libres par leur nature, rien ne peut ni les arrêter, ni leur faire obstacle ; celles qui n'en dépendent pas sont faibles, esclaves, dépendantes, sujettes à mille obstacles et à mille inconvénients, et entièrement étrangères.
Souviens-toi donc que, si tu crois libres les choses qui de leur nature sont esclaves, et propres à toi celles qui dépendent d'autrui, tu rencontreras à chaque pas des obstacles, tu seras affligé, troublé, et tu te plaindras des dieux et des hommes. Au lieu que si tu crois tien ce qui t'appartient en propre, et étranger ce qui est à autrui, jamais personne ne te forcera à faire ce que tu ne veux point, ni ne t'empêchera de faire ce que tu veux ; tu ne te plaindras de personne ; tu n'accuseras personne ; tu ne feras rien, pas même la plus petite chose, malgré toi ; personne ne te fera aucun mal, et tu n'auras point d'ennemi, car il ne t'arrivera rien de nuisible.
Partager





