Pensées d'Epictète, acte III

Voici la suite des pensées d'Epictète sur l'importance de ne désirer que ce qui dépend de nous.

Bonne lecture,

Dr Alexandre Emery


Ne dis jamais, sur quoi que ce soit : « J'ai perdu cela » mais : « Je l'ai rendu. » Ton fils est mort ? tu l'as rendu. Ta femme est morte ? tu l'as rendue. On t'a pris ta terre ? voilà encore une restitution que tu as faite. -- Mais celui qui me l'a prise est un méchant. -- Que t'importe par les mains de qui celui qui te l'a donnée a voulu te la retirer ? Pendant qu'il te la laisse, uses-en comme d'une chose qui ne t'appartient point, comme les voyageurs usent des hôtelleries.

Si tu veux que tes enfants et ta femme et tes amis vivent toujours, tu es fou ; car tu veux que les choses qui ne dépendent point de toi en dépendent, et que ce qui est à autrui soit à toi. De même, si tu veux que ton esclave ne fasse jamais de faute, tu es fou ; car tu veux que le vice ne soit plus vice, mais autre chose. Veux-tu n'être pas frustré dans tes désirs ? Tu le peux : ne désire que ce qui dépend de toi.



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